13 Sentinels : Aegis Rim – Test de 13 Sentinels : Aegis Rim – Vanillaware à son meilleur / Mise à jour 06.04.22 : Test de la version Switch

Sorti au Japon en novembre 2019, 13 Sentinels : Aegis Rim est sorti en Europe le 22 septembre 2020, en exclusivité sur PlayStation 4. Que nous offre-t-il ?

Mise à jour du 06 avril 2022 : Test de la version Switch, par NeoGrifteR

Un an et demi après sa sortie sur PlayStation, 13 Sentinelles: Aegis Rim vient nous régaler sur le Commutateur Nintendo.

Comme l’avait prédit Alandring dans son test ci-dessous, la console se prête bien au rythme de jeu offert par le titre de Vanillaware. Selon les envies du moment, on peut suivre les périples de ces treize lycéens avec le mode aventure ou se lancer dans un affrontement de robots géants avec le mode combat : comme chaque segment ne dure que quelques minutes, il est facile de saisir la console et la progression entre deux activités. Bien sûr, les progrès d’un côté conditionnent toujours les possibilités de l’autre, il faudra donc trouver un moment pour casser quelques Deimos si vous voulez en savoir plus sur le tsundere local. Et si vous avez peur de perdre le fil de l’histoire, le mode archive est là pour vous rafraîchir la mémoire.

Le jeu tourne bien, qu’il soit docké ou mobile. Sur le petit écran, le 2D est propre et clair, et les batailles restent lisibles. Tout est dirigé vers le joystick, l’écran tactile n’intervient pas du tout. Des voix anglaises et japonaises sont disponibles, ainsi que des sous-titres en plusieurs langues. Toute la conception sonore peut être savourée au casque. Si vous optez pour la version téléchargeable, elle occupera 4,3 Go de votre console.

C’est donc un portage simple et efficace qui nous est offert ici : aucune raison de bouder notre plaisir.


Pacific Rim

Commençons par présenter l’histoire du jeu : l’humanité est menacée d’extinction, car elle est attaquée par des hordes de robots extraterrestres voyageant dans le temps. Heureusement, un dernier espoir demeure : 13 lycéens ont la capacité de contrôler des robots géants – les sentinelles – les seules armes assez puissantes pour vaincre les envahisseurs.

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13 Sentinelles : Aegis Rim est composé de deux parties. Dans le premier, le joueur incarne tour à tour ces 13 lycéens dans une histoire interactive. Pendant ce temps, le joueur se déplace dans des environnements 2D et a la possibilité d’interagir avec différents personnages. La progression est très dirigée : si certains personnages ont une structure narrative plus ouverte – Juro Kurabe notamment – la majorité des protagonistes ont une histoire extrêmement linéaire : le joueur se contente d’engager le dialogue ou l’interaction suivante, mais celle-ci généralement pas difficile à trouver. Il n’y a pas non plus le choix : l’histoire du titre se déroule petit à petit et la seule liberté du joueur est de déterminer dans quel ordre il souhaite le découvrir.

Le choix de la 2D permet d’offrir des environnements soignés et très beaux sur le plan visuel, mais il se traduit également par une exploration appauvrie et compliquée par les problèmes de perspective ainsi que par la nécessité de se téléporter pour passer d’un tableau. à l’autre.

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Seconde partie du titre, ses combats tactiques, qui se déroulent selon un système de pause active : le joueur contrôle 1 à 6 personnages et leur donne des ordres pour qu’ils battent les robots ennemis. Chaque action met un certain temps à faire effet et surtout empêche le pilote d’agir pendant une durée déterminée par l’action réalisée. Les 13 personnages sont répartis en 4 classes (combattants au corps à corps, combattants à distance et deux types de soutien). Chaque classe possède une liste de compétences accessibles dans laquelle il est possible de puiser afin de rendre chaque sentinelle unique.

Comme dans tous les autres jeux qui ont opté pour cette formule, la pause active n’offre ni le potentiel stratégique d’un véritable tour par tour ni le dynamisme des affrontements en temps réel. Néanmoins, le système de combat de 13 Sentinels: Aegis Rim est facile à comprendre et, à vrai dire, assez agréable. Il faut dire qu’on n’en demande pas plus : même si ces phases sont réussies, elles constituent avant tout un obstacle empêchant la poursuite de la partie narrative, qui représente le véritable cœur du jeu.

Après qu’un pilote se soit battu deux fois, il est obligé de se reposer pendant un combat. De plus, chaque combat offre des objectifs bonus. Ces deux contraintes obligent la composition de ses équipes à varier : n’imaginez pas jouer tout le jeu avec les mêmes 6 personnages. Cela permet au gameplay se renouveler et ne jamais devenir ennuyeux, ce qui est renforcé par la personnalisation des sentinelles. Celui-ci est très riche : il est possible de choisir quelles compétences chacun équipe, d’améliorer ces compétences et aussi d’améliorer les statistiques de base des sentinelles. A vrai dire, cette richesse est presque trop : il est difficile à première vue de déterminer quoi monter en premier, ce qui peut être assez frustrant.

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Rupture quantique

Contrôler 13 personnages est préoccupant, car cela rappelle rapidement le naufrage narratif récent deVoyageur octopathe. Heureusement, le titre de Vanillaware s’en sort bien mieux : les histoires des treize personnages sont toutes intrinsèquement liées et l’intrigue est extrêmement complexe, bien plus que ne le laisse penser son synopsis. Il faut se forcer un peu pour passer le prologue, qui est assez difficile d’accès, mais ensuite le joueur va de révélation en révélation jusqu’à la fin de la partie.

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Pour être honnête, je ne me souviens pas avoir vu une telle maîtrise narrative dans un jeu vidéo. Comme Horizon: Zero Dawn, toutes les pièces s’emboîtent parfaitement. Chaque séquence est soignée : les révélations ne sont pas seulement percutantes, elles sont surtout parfaitement chronométrées. Pour y parvenir, Vanillaware a découpé l’histoire de chaque personnage en courtes séquences (une dizaine de minutes environ), qui se débloquent au fur et à mesure. Pour pouvoir continuer l’histoire d’un personnage, il faut souvent faire avancer celle d’un autre personnage.

Il est également agréable de pouvoir découvrir cette histoire avec des sous-titres français et des voix anglaises (des voix japonaises sont également disponibles), ce qui permet de vraiment s’immerger dans l’intrigue sans être gêné par la barrière de la langue. voix ou textes ; l’histoire est suffisamment complexe pour ne pas ajouter d’obstacle supplémentaire.

Casser l’histoire permet d’assurer une cohérence d’ensemble, mais cela a un prix : si 13 Sentinels : Aegis Rim est un excellent jeu, que nous recommandons sans hésiter, ce n’est pas le genre de titre qui se prête à de longues sessions. Il doit être consommé avec modération, en prenant des pauses régulières. Bref, le genre de titre parfaitement adapté à la Nintendo Switch ; la PlayStation 4 n’est clairement pas le meilleur support pour un tel jeu, même si elle ne s’en sort pas si mal, la maniabilité avec la manette étant par exemple largement suffisante lors des combats. Alors ne pensez pas arriver au bout des 30 heures que propose le jeu en une semaine, mais tant mieux : 13 Sentinelles : Aegis Rim est une expérience tellement unique et mémorable qu’elle mérite d’être appréciée en prenant son temps .

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Test réalisé sur PlayStation 4 par Alandring à partir d’une version fournie par l’éditeur.

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