Ce traitement contre le cancer du sein est très prometteur

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Le cancer du sein est le plus fréquent chez les femmes; il est aussi le plus meurtrier. Entre 10 à 20 % d’entre elles sont qualifiées de HER2+ car les cellules malignes possèdent à leur surface une quantité anormalement élevée de récepteurs HER2, activés par des facteurs de croissance. Ces récepteurs confèrent au cancer un avantage non négligeable : il prolifère rapidementet moins sujet àapoptose – le phénomène de mort cellulaire – et s’entoure de nombreux vaisseaux sanguins pour assurer son apport en oxygène et nutriments.

Cible thérapeutique importante, la recherche de la surexpression de HER2 est systématique chez les femmes atteintes d’un cancer du sein. Empêcher l’activation de HER2, c’est limiter la croissance et la prolifération du cancer. La stratégie de traitement des cancers du sein HER2+ repose sur deux éléments : un anticorps médicament monoclonal qui se lie à HER2 et bloque son activation et molécule chimique cytotoxique. Plusieurs combinaisons sont disponibles sur le marché et prescrites en fonction de l’état de santé du patient et de la réponse au cancer.

Parmi l’arsenal thérapeutique disponible, le traitement de première intention peut consister en le trastuzumab (également connu sous le nom d’herceptine), l’anticorps monoclonal et un taxane, la molécule cytotoxique. Sans résultats concluants, une association de trastuzumab et d’emtansine, une molécule qui inhibe l’assemblage des microtubules, élément central du cytosquelette, peut être utilisée. Enfin, dans la troisième ligne, une association de trastuzumab avec deruxtecanune molécule qui interfère avec topoisoméraseune enzyme interagir avec leADN.

Amélioration de la survie globale avec le trastuzumab-deruxtecan

En tant que membre deessai clinique Destiny-Breast03, une équipe internationale de chercheurs a réévalué l’utilisation du trastuzumab-deruxtecan comme traitement de deuxième ligne, et a comparé ses bénéfices et son innocuité à ceux du traitement standard, le trastuzumab-emtansine. Selon les résultats de la phase 3 des investigations, apparaît dans Le New England Journal of Medicinele trastuzumab-deruxtecan augmente significativement la survie sans progression chez les patientes atteintes d’un cancer du sein HER2+.

Ils sont 524 patients à avoir été répartis au hasard dans l’un des deux groupes. Ces derniers ont tous reçu un traitement composé de trastuzumab-deruxtecan qui n’a pas fonctionné. Les résultats montrent que 75 % des patients traités par trastuzumab-deruxtécane ont une survie sans progression à 12 mois, contre seulement 38 % de ceux traités par trastuzumab-emtansine. La survie globale est également meilleure avec le trastuzumab-deruxtécane : 94,1 % des patients étaient encore en vie 12 mois après ce traitement contre 85,9 %.

Effets secondaires importants

Néanmoins, le trastuzumab-deruxtecan induit beaucoup plus d’effets secondaires que le trastuzumab-emtansine. Presque tous les patients (98,8 %) les ont signalés au cours de l’essai clinique, dont près de la moitié étaient des événements indésirables de stade 3 ou 4. Parmi les plus fréquents, les scientifiques ont noté l’apparition de maladies et d’infections pulmonaires. Plus de 10% des patients traités par trastuzumab-deruxtecan sont concernés contre seulement 1,4% de ceux traités par trastuzumab-emtansine. Malgré ses effets secondaires importants, le trastuzumab-deruxtécane de deuxième intention augmente en fait la survie des patients et réduit le risque de progression.

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