Florian Maurice se lâche sur l’OL

Quelle est la prochaine après cette annonce

“Les cimetières sont peuplés de gens qui se croyaient indispensables”, a déclaré Jean-Michel Aulas, quelques jours après l’annonce du départ de Florian Maurice, chargé du recrutement pendant dix ans à l’Olympique Lyonnais, direction le Stade Rennais. Directeur technique du club breton depuis 2020, si l’ancien attaquant de 48 ans s’épanouit dans son nouveau rôle, il garde néanmoins une certaine rancœur envers l’OL. Comme il l’a mentionné dans une interview accordée à Alors pied.

Il y a des relations qui marquent. Espoir du club dès 1984, joueur pro de 1992 à 1997, consultant sur OLTV en 2005, puis nommé par le duo Rémi Garde-Claude Puel à la “cellule” de recrutement à partir de 2009, Florian Maurice est intimement lié au club. Olympique Lyonnais. C’est ce qui explique l’amertume exprimée publiquement par Jean-Michel Aulas le jour où le découvreur de talents, lui-même talentueux, a décidé de faire ses valises. Le départ d’un fils spirituel ? Pour Florian Maurice, ce n’était qu’une relation professionnelle.

Aulas/Maurice, l’amour n’était pas réciproque

« Je connais le président Aulas depuis très longtemps. Je suis arrivé au club à l’âge de 10 ans en 1984. Il n’était pas encore président à l’époque. Nous nous sommes rencontrés lorsque je suis devenu professionnel. J’avais simplement une relation de travail avec lui. C’était mon patron, je n’allais pas dîner ni passer de soirées chez lui. On ne se voyait que dans ce cadre professionnel », lâché l’intéressé, avant de rebondir sur les modalités “amour déçu” employé par Aulas.« Personnellement, je ne me suis jamais senti comme ça de mon côté. Je n’ai jamais eu l’impression d’être son fils ou qu’il était mon père. C’était mon patron.”

Travailleur de l’ombre, comme il le dit dans l’échange avec nos collègues de Alors pied (“J’ai travaillé dix ans seul à Lyon, ça peut paraître extrême, mais on a eu des résultats”), Florian Maurice a senti un break à l’arrivée de Juninho. L’ancien tireur de coup franc des années dorées de l’OL a été le déclic. “Pour être honnête, j’ai appris que Juninho avait été nommé le jour de son arrivée. (…) Je ne dis pas qu’on aurait dû me donner le poste, mais j’aurais aimé qu’on m’en parle. Quand tu travailles comme un fou pour un club depuis dix ans…”

Florian Maurice ne comprend pas Bruno Cheyrou…

Une arrivée inattendue, un manque de considération et un manque de communication. Florian Maurice n’a pas hésité longtemps avant de répondre à l’appel du Stade Rennais. “J’aurais aimé que quelqu’un m’appelle pour me parler du projet, de ma future relation avec Juninho. Je n’avais pas ça. J’ai compris que je ne pouvais plus aller plus haut à Lyon. On a passé huit mois avec Juninho, je n’ai aucune raison de lui en vouloir, c’était le choix du président, mais j’ai compris que ça ne marchait pas. Quand Rennes m’a appelé, c’était normal que je le considère.” il expliqua.

Lorsqu’il s’agit d’évoquer sa succession à Lyon, Florian Maurice n’hésite pas à dire qu’il ne partage pas la vision du métier de recruteur telle qu’imaginée par Bruno Cheyrou. Selon le nouveau responsable du recrutement de l’OL, il faut avoir été footballeur professionnel pour connaître la valeur d’un joueur. « Pour moi, c’est faux. (…) Gérard Bonneau (ex-recruteur de jeunes à Lyon, ndlr) n’était pas un pro, et c’est sans doute l’un des meilleurs recruteurs de jeunes que j’ai connus. la cellule de recrutement pour la formation à Rennes, il n’y a pas de joueur pro. Ça veut rien dire”.

et a quelques regrets sur son départ de l’OL

Malgré les tensions, et un Florian Maurice désormais 100% rennais (« Aujourd’hui, mon fils de 10 ans est supporter rennais, il joue au Stade. (…) Rennes est mon club »), le natif de Sainte-Foy-lès-Lyon n’a pas rompu tous les liens avec Jean-Michel Aulas. Il a même quelques regrets. « À l’époque, c’est arrivé dans un coup de téléphone, je lui ai dit : « Écoutez président, je m’en vais. “Je peux aussi comprendre qu’il n’aimait pas ça, j’aurais pu l’amener d’une autre manière. (…) Nous avons mangé ensemble récemment avant Lyon-Rennes avec Olivier Cloarec, Vincent Ponsot et Jean-Michel Aulas, mais nous ne parlons pas de tout ça, c’est un peu tabou entre nous, j’ai toujours ce regret d’être parti comme ça de l’OL..

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