Nous avons testé les lunettes connectées lancées par Meta

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Lancée il y a 6 mois aux Etats-Unis, les lunettes connectées Histoires Ray-Ban n’était pas encore arrivé en France. C’est désormais chose faite ! Se souvenir des morts lunettes Googleces jumelles intègrent des caméras pour faire des photos et des vidéos à partager sur le réseaux sociaux, mais pas seulement. Pour savoir si vous pourrez les porter sur le bout du nez tout l’été, la rédaction de « 20 Minutes » les a testés.

Premières lunettes de soleil

C’est le modèle Ray-Ban Stories Wayfarer que nous avons essayé pendant plusieurs jours. Mais les lunettes connectées sont également disponibles dans leurs versions Meteor et Round. Vendues à partir de 359 euros, ce sont avant tout des lunettes de soleil.

Ils comprennent des haut-parleurs et des microphones pour écouter de la musique et prendre des appels via Bluetooth depuis un smartphone. Mais surtout, ils disposent de deux appareils photo de 5 mégapixels logés de part et d’autre des lunettes. D’une part, ils rappellent des lunettes Cadres de Bose pour écouter de la musique et téléphoner, mais aussi Lunettes de SnapChat, pour créer instantanément des Snaps.

Qualité sonore améliorée

Ce mélange est-il réussi ? Autant qu’il peut l’être. Après avoir rechargé les lunettes dans leur étui de rangement avec batterie intégrée, les Ray-Ban Stories doivent être appairées avec un smartphone via l’application Facebook View. Ensuite, vous pouvez immédiatement profiter des différentes fonctions des jumelles.

Lunettes Ray-Ban Stories lancées par Meta.
Lunettes Ray-Ban Stories lancées par Meta. -META

Côté son, ce n’est pas tout à fait ça. Les haut-parleurs situés dans chaque branche diffusent un son à un volume assez faible et strident, très aigu. Cela peut suffire pour écouter un flash info à la radio, mais pas pour découvrir un nouvel album ou écouter une playlist dans de bonnes conditions.

De même, nous prenons donc le temps d’une brève conversation téléphonique, mais ce n’est pas avec les Ray-Ban Stories que nous aborderons le résultat de la élections avec un ami. Cependant, nous avons notamment testé l’audio de ces lunettes en faisant du vélo et cela nous a semblé être une solution assez rassurante… à condition qu’il n’y ait pas trop de bruit autour !

Respecter la vie privée

Les fonctions photo et vidéo sont exploitées par deux caméras dotées de capteurs de 5 mégapixels (angles de 105°) situés de chaque côté des verres des lunettes. Un appui long déclenche la prise d’une photo ; une courte pression capture une vidéo de 60 secondes. Située au-dessus de l’une des deux caméras, une diode blanche (visible jusqu’à 7 mètres, selon Meta) alerte que les lunettes filment.

Un voyant lumineux indique que les Ray-Ban Stories sont en train de filmer ou de prendre une photo.
Un voyant lumineux indique que les Ray-Ban Stories sont en train de filmer ou de prendre une photo. – CHRISTOPHE SEFRIN/20 MINUTES

Pas sûr qu’un tel signal soit forcément bien compris et il convient ici de mettre en garde contre tous les abus que pourrait engendrer l’utilisation de ces lunettes. Attention à la confidentialité !

« Hé, Facebook… ! »

Ludique : il est possible de contrôler les lunettes à la voix. Une phrase commençant par « Hey, Facebook… » vous permet de prendre un appel, de contrôler votre musique et aussi de prendre des photos. « Hé, Facebook, prends une photo ! “. Pas très discret, mais cela fonctionne parfaitement, comme nous l’avons trouvé.

Ray-Ban Stories peut stocker jusqu’à 500 photos (2592 x 1944 pixels) ou 35 vidéos de 30 secondes (184 x 184 pixels, à 30 fps). Dès que l’application Facebook View est ouverte, vous pouvez télécharger vos images sur votre smartphone, les personnaliser et même créer de petits montages dynamiques (avec quelques effets et de la musique).

En vidéo, jusqu’à dix clips réduits à 3 secondes chacun peuvent ainsi être associés. Des formats carrés et verticaux sont disponibles. De leur côté, les outils proposés sont fiables mais encore en nombre limité. Ensuite, il est possible de partager instantanément vos créations sur Instagram, WhatsApp, Facebook et Messenger, entités de Meta. Ce qui laisse aussi la possibilité de sauvegarder sa création dans son flux d’images afin de l’utiliser à sa guise. C’est un bon point.

Jusqu’à 7 heures d’autonomie

A l’arrivée, on est plutôt séduit par ces lunettes plutôt abouties. Légères (49 grammes, contre 44 grammes pour la Wayfarer traditionnelle), elles ne souffrent pas d’excroissances, comme pourraient le laisser penser leurs branches gonflées d’électronique. Celles-ci sont à peine plus épaisses et plus larges qu’avec les Ray-Ban classiques. Du coup, les Ray-Ban Stories sont avant tout de très bonnes lunettes de soleil, agréables à porter Et vous pouvez les utiliser tous les jours dans le seul but de protéger vos yeux. Ou soignez votre look ! Ils sont également compatibles avec les verres correcteurs.

Les Ray-Ban Stories (en bas), avec des montures à peine plus larges que celles des Ray-Ban classiques (en haut).
Les Ray-Ban Stories (en bas), avec des montures à peine plus larges que celles des Ray-Ban classiques (en haut). – CHRISTOPHE SEFRIN/20 MINUTES

Les fonctions connectées restent perfectibles côté audio, mais sont convaincantes en photo et vidéo. Quant à l’autonomie des lunettes, elle peut atteindre entre 6 à 7 heures en usage modéré. Le boîtier de stockage peut quant à lui fonctionner jusqu’à quatre recharges successives (durée : une heure par charge, environ).

Points à améliorer…

Outre un prix plus du double de celui des Ray-Ban classiques, les Ray-Ban Stories présentent, selon nous, d’autres défauts ou lacunes : elles ne sont pas étanches et ne permettent pas le streaming en direct. Ce second point est sans doute une bonne chose pour éviter harceleurs le banquet. C’est un peu dommage pour ceux qui auraient aimé partager Facebook Live lors d’un événement, en concert par exemple. Et les Ray-Ban Stories n’offrent aucune fonction de réalité augmentée.

De plus, “l’intelligence” embarquée dans les lunettes reste toute relative. Ils sont toujours incapables d’appeler un contact par la voix. « Hé, Facebook, appelle Sandrine ! », se termine par un « Ça dépasse mes compétences en ce moment » en réponse. Le « maintenant » suggère que les choses pourraient ne pas rester comme elles sont. D’ailleurs, Meta précise que “ces lunettes sont vouées à devenir des passerelles vers le métavers, et constituent une première étape dans cette aventure”. Reste à savoir dans quelle aventure Meta compte se lancer.

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