Pfizer : décharges électriques, brûlures… qu’est-ce que le syndrome de Parsonage-Turner, un effet secondaire du vaccin ?

L’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) a établi en mars 2022 un rapport concernant la surveillance des événements indésirables suite à la vaccination contre le Covid-19 avec Pfizer-BioNTech.

Chocs électriques, constrictions… des symptômes désagréables recensés chez certains patients ayant reçu le vaccin Pfizer, autrement dit “Comirnaty”. Les experts de l’ANSM ont en effet procédé en mars 2022 à une nouvelle analyse des cas déclarés depuis le début de la vaccination suite au bilan réalisé dans le rapport 18 publié le 24 septembre 2021. Au total, 43 cas de syndrome de Parsonage-Turner ont été rapportés dont 27 sur la période.

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Qu’est-ce que le syndrome de Parsonage-Turner ?

Appelé aussi névralgie amyotrophique, ce syndrome correspond à inflammation du plexus brachial, c’est-à-dire un groupe de nerfs, qui se situe entre l’épaule et la clavicule. Cette affection touche principalement les hommes vers l’âge de 40 ans.

Trois phases se succèdent : d’abord une phase inflammatoire provoquant de fortes douleurs à l’épaule, puis une diminution de la force musculaire et enfin une perte de masse musculaire.

Ce que les cas ont montré

Tous les cas signalés ont été examinés et analysés avec un neurologue expert. 18 sont restés sur le banc, faute d’éléments. Sur les 25 cas restants, 7 sont survenus après la première dose, 14 après la deuxième dose et 4 après le rappel. Sur ces 25 cas, 9 cas sont guéris ou en voie de guérison, 14 ne sont pas guéris, un est guéri avec des séquelles et l’information n’est pas connue dans un cas, précise l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé dans sa mise à jour de mars. 19, 2022.

L’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé a dénombré 8 cas d’une forme particulière, soit dans leur expression clinique (une forme focale, une forme atypique, une forme naissante), soit dans leur contexte de survenue (une rechute dans un personne ayant des antécédents de Parsonage-Turner, dont elle s’était complètement remise); un cas rapporte un syndrome de Parsonage-Turner controlatéral du bras vacciné, un cas concerne un syndrome de Parsonage-Turner survenant dans un contexte post-partum (période considérée comme à risque d’une telle pathologie), 2 cas mentionnent l’existence d’un traumatisme. Cette nouvelle analyse confirme que laLe rôle du vaccin ne peut être exclu.

Informations supplémentaires sur MyVaccines

Dans l’ensemble, le nombre d’événements indésirables après la vaccination est très faible par rapport au nombre très élevé de personnes vaccinées. La publication régulière des données de suivi des événements indésirables post-vaccinaux est un gage de transparence. Cependant, un événement indésirable post-vaccinal n’est pas synonyme d’un événement indésirable attribuable au vaccin, bien que les deux termes soient souvent utilisés de manière interchangeable.

Rappelons que si, à une date donnée, un million de personnes recevaient un placebo (préparation inactive qui se substitue à un médicament) au lieu d’un vaccin, on pourrait observer dans les six semaines suivantes 1 à 7 décès, 2 à 5 cas de syndrome de Guillain-Barré et 30 à 90 cas de névrite optique ; pour 10.000 femmes enceintes, le chiffre attendu d’avortements spontanés est de 170. Ces chiffres moyens sont probablement très variables selon le temps et le lieu, temporise le site MesVaccins.net.

Quels sont les symptômes qui doivent vous alerter ?

Le syndrome de Parsonage-Turner se traduit par une inflammation brutale, qui apparaît surtout la nuit, et qui va entraîner très fortes douleurs à l’épaule et au cou, sensibilité de la peau, mais aussi constrictions et sensations de brûlure, décharge électrique.

Quant au traitement, il repose essentiellement sur l’administration de cortisone par le médecin. Parmi les médecines alternatives, l’acupuncture et l’auriculothérapie s’avèrent efficaces pour réduire la douleur puisqu’elles agissent sur le contrôle de la douleur de ces nerfs, indique le docteur Gilles Mondolini, médecin du sport, ostéopathe et acupuncteur, à la Journal des femmes.

Déjà en janvier, l’ANSM avait recensé plusieurs effets secondaires liés au vaccin Pfizer :

  • douleur, réaction cutanée (rougeur), gonflement au site d’injection
  • mal de tête
  • fatigue, fièvre, frissons
  • douleurs musculaires ou articulaires
  • désordres digestifs
  • apparition de ganglions lymphatiques
  • réaction allergique (urticaire, gonflement du visage, etc.)

A noter que les professionnels de santé ou les personnes vaccinées peuvent signaler sur le site signalisation.social-sante.gouv.fr/ tout effet indésirable immédiat ou différé après la vaccination.

la forme sera adapté pour collecter des données supplémentaires liées au vaccin lors de la notification des effets indésirables.

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